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Assemblée de l’association régionale « Qualitrot »

L’association d’éleveurs Qualitrot a tenu son assemblée générale. Les éleveurs se sont interrogés sur la difficulté d’avoir des étalons de qualité dans les stations des Haras du Nord.

« Notre association va dans le sens de la politique de la Société du cheval français. Ce qui montre le besoin de nos adhérents et le sérieux de notre structure ». Le président de l’association Qualitrot, Jean-Luc Egret, affichait une certaine satisfaction lors de l’assemblée générale de l’association. Il faut dire que l’action qui est menée depuis plus de dix ans est aujourd’hui reconnue par la filière, les professionnelles et les politiques qui n’hésitent pas à soutenir l’association. Pour preuve, les appuis du Conseil régional de Picardie, du Crédit Agricole, du GAN Assurances et des Haras Nationaux. « Nous sommes une des rares associations d’éleveurs à offrir un aussi large panel de moyens pour améliorer l’élevage », indique Jean-Luc Egret. En effet l’association propose des avances remboursables avec un différé de trois ans à un taux zéro, des prêts à un taux intéressant de 3% en partenariat avec le Crédit Agricole et a réussi à négocier un contrat d’assurance global avec le GAN.

Un marché en surproduction

Reste que l’inquiétude persiste chez les éleveurs de la région et notamment en ce qui concerne l’avenir des ventes. Serge Bernereau, membre de la commission des finances de la Société du cheval français et courtier en chevaux, a confirmé que les ventes actuelles sont plutôt moyennes et pense que « cette médiocrité durera encore plusieurs années » du fait d’un marché banalisé par la surproduction actuelle des poulains. De son côté, le président de l’association s’est interrogé sur « difficulté d’avoir des étalons de qualité sur le Nord de la France entraînant de nombreux voyages en Normandie et donc des frais supplémentaires pour les éleveurs de la région ». Chez les éleveurs, le regret porte sur l’étalon « Hulk des Champs », basé dans la circonscription de Compiègne, est dont la monte se fera à Morvillers (Oise) au lieu de La Capelle. « Avec un prix de saillie à 3.700 €, il sera relativement difficile de faire cent juments à La Capelle », explique Jean Lesne des Haras Nationaux expliquant que « le choix est à la fois économique et politique ». En stationnant Hulk des Champs à la station des haras de Morvillers, les éleveurs de Picardie, du Nord et surtout de Normandie pourront profiter de cet exceptionnel reproducteur et l’investissement réalisé par les haras sera ainsi rentabilisé.

Préserver la filière

Concernant le sperme congelé dont les tarifs sont inférieurs à ceux pratiqués pour le sperme frais, les responsables des Haras nationaux ne souhaitent pas se lancer dans ce marché. « Si on l’envisage en France, il faudra le faire également au sein de l’Europe et l’on verrait se développer une concurrence des trotteurs français provenant de l’extérieur à un prix de revient beaucoup plus faible qu’en France », prévient Jean Lesne. Et de rajouter « qu’il faut préserver le tissu des éleveurs de trotteurs en ne faisant pas ce genre de transport ». Même réaction chez Serge Bernereau, membre de la commission des finances de la Société du cheval français et courtier en chevaux, pour qui la Thiérache est une région émergente et qu’il est temps de se mobiliser. « La Normandie est à saturation des étalons de qualité et des structures d’accueil. Il faut que votre région se développe dans ce domaine ». Des propos affirmés par le directeur de projets des Haras nationaux de Compiègne qui a expliqué à travers des graphiques que le Hainaut/Thiérache concentrait un grand nombre d’entraîneurs et de juments. Avec 986 juments recensées, La Capelle/Mons représente le plus grand pôle hippique au nord de Paris. Une aubaine que la société des courses de La Capelle a su saisi, il y quatre ans en lançant son ambitieux projet d’un Europôle du Trot.

Voir en ligne : http://www.qualitrot.com