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La garde républicaine s’invite à Hardelot

 

Six chevaux de la garde républicaine passeront leur été à Hardelot. Sous la selle de leur cavalier, ils patrouilleront dans les rues de la station balnéaire pour que le repos des vacanciers ne soit pas troublé.

 

Leur présence est loin de passer inaperçue… Au son du claquement de leurs fers sur le bitume, les six chevaux bais, propriétés de la garde républicaine, remplissent leur mission estivale. « Surveillance des plages, des résidences, contrôles du respect du code de la route… Nous assurons en fait les mêmes fonctions qu’une patrouille à pied, explique le maréchal chef des logis, Alexandre Glo, garde républicain en charge du poste à cheval hardelotois. Placés en hauteur, nous avons une vue imprenable sur ce qui se passe autour de nous. _ Pas de problème pour regarder par exemple au-dessus des haies ». Deux gardes républicains font partie du poste. Les quatre autres cavaliers sont des réservistes, qui ont suivi une formation de deux semaines à la garde, ou des gendarmes du Pas-de-Calais, présentant les compétences nécessaires à la mise en place de ce poste. Les six chevaux, quant à eux, viennent du quartier Carnot, à Paris. Ils logent au centre équestre d’Hardelot. « Les chevaux jouissent d’un capital sympathie inébranlable, poursuit le maréchal des logis chef. _ La population vient plus facilement à nous. Le cheval abat les barrières qui peuvent parfois exister. A contrario, ils peuvent être redoutés des personnes qui ont des choses à se reprocher. La stature d’un cheval reste une chose assez impressionnante ».

Du renfort bienvenu

De 8 heures du matin à la tombée de la nuit, les cavaliers patrouillent. « C’est la seconde fois qu’une telle opération est mise en place à Hardelot, continue Alexandre Glo. En France, on compte une quinzaine de postes comme celui-ci ». Le major Rezulak, œuvrant au sein de la brigade de gendarmerie de Neufchâtel-Hardelot, voit d’un bon œil cette arrivée. « L’année dernière, les choses s’étaient très bien passées et une bonne collaboration s’était instaurée, assure le gendarme. Pour la brigade, ce n’est que du positif et un sacré coup de main en plus ».
Les chevaux œuvreront au sein de la commune jusqu’au 29 août prochain. Ils regagneront ensuite leurs quartiers. Pour l’heure, ils arpentent les rues de la station. Les beaux Selle Français ne manquent pas de se faire remarquer. Mardi midi, c’est Denis Robin, préfet du Pas-de-Calais qui est venu leur rendre une visite, accompagné de Jean-Pierre Pont, maire, du commandant de compagnie Bertrand Roehrig et du major Rezulak. Le préfet s’est intéressé à la mise en place du poste, et aux missions de leurs cavaliers. Si ces derniers doivent interpeller une personne tandis qu’ils sont en selle, n’ayez crainte : ils sont parfaitement formés à la tâche…