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23 mai 2016 — par Sylvia Flahaut

Alexis Deroubaix, le petit Nordiste qui monte, qui monte…

Troisième dans le Grand Prix du CSI3* de Béthune mi mai, Alexis Deroubaix, 28 ans, y signe la meilleure performance tricolore, en compagnie de son fils de Mylord Carthago de 9 ans, Timon d’Aure. Le cavalier, originaire de Béthune, a démarré dans le coin, chez Fabien Sposito, à Hazebrouck.

« Après avoir commencé en club, j’ai choisi d’intégrer une maison familiale et rurale, afin de pouvoir me former en alternance », précise le Nordiste. Il continue ainsi d’apprendre le métier de cavalier chez Fabien Sposito et la théorie à Rollancourt. « J’ai réalisé mon autre stage chez Alain Janvier, au haras de Moyon, près de Saint-Lô », poursuit Alexis. Le BAC en poche, le jeune diplômé passe trois ans auprès de Thierry Lambert en tant que cavalier maison. « J’y ai beaucoup appris, admet Alexis. Je travaillais les jeunes, les vieux chevaux et je groomais également Thierry en concours. A l’issue de ces trois ans, Thierry m’a recommandé à Hervé Francart, chez qui j’ai passé un an et demi ». Le cavalier fait ses armes dans les 6 ans et en 130-135. Puis, en 2013, il pose ses valises en Bretagne, chez Éric Février et les choses sérieuses commencent. « J’ai démarré en Grand Prix 3*, la première année, j’ai eu 18 chevaux lors de la Grande Semaine de Fontainebleau, se remémore Alexis, qui plonge alors dans le grand bain. Je crois que sur une année, j’ai dû faire près de 700 parcours. Nous avions 50 chevaux au travail et ce fut une époque très formatrice ». Lanaken, Lyon, Dinard, Franconville… Le cavalier enchaîne les beaux concours avec en permanence deux montures pour faire les parcours à 150. Après un passage chez Michel Hécart, et les tournées en Espagne et au Portugal, Alexis apprend qu’une place se libère chez Annick et André Chenu. Il n’hésite pas une seconde. « Aujourd’hui, on forme vraiment une bonne équipe, pointe le Nordiste, qui ne regrette pas sa terre natale. J’ai fait plusieurs boutiques pour prendre du métier mais au haras du Plessis, j’espère construire sur du long terme ». Parmi ses trois chevaux de tête, Timon d’Aure, 9 ans, avec qui Alexis espère faire du 4*, et deux 10 ans, Secret du Pays d’Auge et Soho du Plessis. « Deux très bons chevaux pour faire 145 ». Du côté des plus jeunes, le cavalier dispose de deux bons huit ans, Uncommon, le demi-frère du bon Orient Express, monture de Patrice Delaveau, et Inzagi Van’t Heiste. « J’ai aussi une super 7 ans, Vlan du Plessis, qui est actuellement très bien positionnée dans le classement permanent des chevaux de 7 ans, et un très bon 6 ans, Aldo du Plessis ». Bref, le cavalier est plutôt bien équipé pour atteindre ses objectifs, fixés collégialement avec les Chenu. « Je ne veux pas aller trop vite, mais j’espère faire bientôt les 4* avec Timon, assure le cavalier. Et puis, continuer de bien construire et de faire évoluer les autres… »

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