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14 septembre 2015 — par Elisabeth Gillion

Comment trouver un bon cheval réformé des courses ? Avec networkgalop. Toutes les disciplines sont intéressées.

On connait de nombreuses associations qui se préoccupent des chevaux de course réformés.
Elisabeth Doumen choisit de les fédérer pour assurer leur rayonnement et projette de les labelliser.

En lançant Networkgalop, Elisabeth, en tant qu’épouse d’entraîneur, veut réunir tous les acteurs de la reconversion de chevaux de course et les utilisateurs de pur sang.
Toutes les disciplines équestres peuvent être concernées.

« On veut montrer au monde qu’on n’élève pas des pur-sang pour les faire courir et les larguer après, » affirme Elisabeth Doumen, présidente de Networkgalop. Le jour du Jockey club, elle a profité de la présence des propriétaires et entraîneurs de pur-sang sur l’hippodrome de Chantilly pour mobiliser.
« J’ai ouvert ce site internet car il existe une foule d’initiatives méconnues dans ce pays et autant de belles histoires à faire connaître. Je veux sensibiliser les propriétaires aux expériences de reconversion réussies pour qu’ils cèdent des chevaux. La moitié des pur sang ne courre pas. Certains ont 2, 3, 4 ans quand ils arrêtent de courir, certains ne voient jamais un hippodrome. Or les pursang ont envie d’être en action tout le temps, ils sont intelligents, ils méritent une seconde vie dans le sport, » précise Elisabeth Doumen.
Avec Jennifer Towney, sa complice, elles collectent les initiatives, pour les partager, donner envie, organiser une centrale des chevaux disponibles et sécuriser les transactions. « Sur le site, les experts répondent aux questions et préoccupations des gens car on manque de connaissances pour les dresser correctement. »

Enfin et surtout, elle entend récolter des fonds pour aider et accréditer dans une discipline ceux qui ont le savoir faire particulier pour dresser en complet ou cso... Car si les réformés ne sont pas chers, leur second dressage est exigeant.

Ainsi, Pierre-Henri N’Goumou, joueur professionnel de polo où ils sont de plus en plus présents : « au polo la monture fait 80% du jeu, le polo a besoin de petites juments compactes. Je les choisis calmes, équilibrées, qui ne s’affolent pas au box. Je les travaille doucement pour les amener à aimer jouer. Les pur-sang apprennent vite, ils sont heureux qu’on s’en occupe, je les joue après 6 à 8 mois...
Et s’ils ne sont pas assez résistants pour le polo, je les mets au horseball. »

Au polo-club de Chantilly, Philippe Perrier, le DTN rappelle : « nous en avons une soixantaine dont certains sont promis à un bel avenir à haut niveau. J’en ai d’ailleurs vendu deux aux Etats-Unis, dont un a joué l’open US avec Facundo Pieres, on ne peut pas faire mieux ! »

Elisabeth et Jennifer mettent en avant la réussite de Cédric Lyard amenant Cadeau du roi jusqu’aux Jeux mondiaux et Vicky Westhead en complet, de nombreux clubs utilisateurs, sans parler du déboucher traditionnel de la chasse à courre qui a besoin de 7 000 chevaux en France ... et des cavaliers de loisir qui rêvent d’avoir leur cheval compagnon en toute sécurité.

Elles sont fières d’avoir obtenu l’appui de Bertrand Bélinguier, président de France-Galop et de son Altesse d’Aga Khan, propriétaire de la principale écurie de galop du pays.

Voir en ligne : www.networkgalop.com

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