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13 février 2012 — par Sylvia Flahaut

Hugues Delloye tire sa révérence

Après un peu plus de 30 années de présidence à la tête de la Société des Courses du Touquet, Hugues Delloye, 75 ans, s’est retiré au 31 décembre 2011. « Je préfère provoquer quelques regrets, plutôt que d’être forcé de partir, un coup de pied dans le derrière », a précisé avec humour le Nordiste, originaire de Blaringhem (59). Le passionné a néanmoins promis de continuer à fréquenter l’hippodrome de la station balnéaire.

Neuf journées de courses et de belles rencontres

Dirigeant l’entreprise industrielle familiale, située à Blaringhem, Hugues Delloye a rapidement succombé au virus du cheval, et de la course. « J’élevais quelques Pur-Sangs, auxquels je donnais les noms des communes du Nord-Pas-de-Calais, raconte l’ancien président. L’objectif était de défendre les couleurs de la région lorsque les chevaux courraient à Paris, ou dans d’autres hippodromes nationaux ».
Au début des années 80, alors que le Nordiste est vice-président de la société des courses du Touquet, il succède à l’un de ses amis, Jacques Geliot. Neuf jours de courses ponctuaient alors l’année sportive. « Déjà, à cette époque, l’enjeu, pour la société des courses, était d’entretenir les meilleurs rapports possibles avec la municipalité du Touquet et de mettre en place un partenariat gagnant-gagnant, comme on dit aujourd’hui, se souvient Hugues Delloye. En échange de quelques investissements de la part de la mairie, la société des courses devait organiser les événements avec panache, de manière à ce que la ville jouisse de retombées économiques conséquentes ».
Sur l’hippodrome du Touquet, Hugues Delloye croise un certain Christophe Soumillon et la déjà célèbre Darie Boutboul. « Il y a quelques années, l’hippodrome du Touquet est passé en catégorie 1, souligne Hugues Delloye. _ Une aubaine : nous pouvions désormais organiser une course PMU ». La piste subit à cette époque une cure de jouvence, grâce à la municipalité et à la société.

"Les obstacles ne sont pas des pièges"

Et lorsqu’on demande à Hugues Delloye de citer ses plus beaux souvenirs, il assure instantanément que c’est le fait de n’avoir eu à déplorer aucun accident sur le champ de course, et dans les tribunes. « Je suis toujours parti du principe que le but des obstacles n’était pas de piéger les chevaux et j’ai toujours veillé à leur bon entretien ».
L’autre fait qu’Hugues Delloye aime se remémorer est l’inscription des tribunes de l’hippodrome à l’inventaire des monuments historiques. « Grâce au classement, le blason du site a ainsi pu être redoré. C’était il y a quinze ans », précise le passionné.
Hugues Delloye a pris sa retraite il y a déjà quelques années, et compte bien profiter de sa villa touquettoise, sans jamais renoncer, pour autant, à flâner sur l’hippodrome du Touquet.

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