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14 février 2011 — par Sylvia Flahaut

Le Boulonnais dignement représenté à Paris

Au lieu-dit La Wattine, juste à côté de Wierre-au-Bois dans le Pas-de-Calais, Daniel Louchet, agriculteur éleveur, s’active à la ferme pour ne pas « laisser une plus grosse part de travail aux autres » durant son absence. Sa femme, Sabine, gère quant à elle l’intendance et prépare le périple du salon de l’agriculture.

Cette année, l’éleveur de chevaux Boulonnais emmène trois juments au salon : Rabouille, 6 ans, Neige, 10 ans et Mégane, 11 ans. Les deux premières exécuteront différentes démonstrations : tantôt attelées et guidées par leur propriétaire, tantôt longées ou harnachées aux longues rênes, elles devront également se plier à l’épreuve de la traction. « Rabouille devra tirer un tronc de 800 kilos », explique l’éleveur. Et au vu de la morphologie de la jument grise, nul doute que Rabouille devrait aisément y parvenir. D’ailleurs, l’année dernière, la Boulonnaise avait terminé troisième du trophée jeunes chevaux du salon.

Oreilles courtes et longue encolure

Quant à Mégane X, elle participera au concours modèle et allures pour fièrement représenter la race du trait Boulonnais. Oreilles courtes, encolure longue, tête plate, tonicité musculaire… Les attributs d’un beau cheval Boulonnais sont spécifiques. Mais Daniel Louchet est confiant. Et ne se met aucune pression. « Lors d’un épreuve d’attelage, il faut travailler pendant plusieurs mois pour que tout soit au point, assure le passionné. Pour le concours de modèle et allures, il s’agit juste de prendre soin de ses bêtes ». Et c’est peu dire d’affirmer que l’éleveur est aux petits soins avec ses protégées. Tondues, elles seront lavées et minutieusement toilettées avant de partir.

Le trait Boulonnais, une affaire de famille

Daniel Louchet, avec l’aide de sa famille (sa femme Sabine et leurs trois enfants, Élise, Jérôme et Laurent) ne compte pas ses heures que la passion du Trait Boulonnais puisse perdurer à La Wattine. La famille compte une quarantaine de chevaux, dont six étalons approuvés pour la monte, tous d’origines différentes. « Mon grand-père et mon père élevaient des chevaux Boulonnais, explique le passionné. J’ai baigné dans cette quasi tradition dès l’enfance. J’ai d’ailleurs connu le travail au champ avec les chevaux, avant que le tracteur n’apparaisse dans les fermes au début des années 70 ».
Le départ est prévu pour vendredi 18 février. Le salon, "une occasion de valoriser le cheval Boulonnais", assure Daniel Louchet, qui ne manque pas une opportunité de mettre en avant la race. L’année dernière, l’éleveur avait d’ailleurs prêté l’une des ses juments pour le ramassage de déchets, organisé par la société Astradec, à Berck.
Depuis 1959, chaque année sans exception, les chevaux de l’élevage obtiennent des récompenses. Sans pression, Daniel Louchet part néanmoins au salon dans l’espoir d’en ramener une ou plusieurs plaques en fer rouges ou bleues, emblèmes d’une passion et d’une bonne dose de travail quotidien.

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