Accueil > Actualités > Salon de l’agriculture : Mehdi Malim remporte le marathon

Actualités

8 mars 2017 — par Sylvia Flahaut

Salon de l’agriculture : Mehdi Malim remporte le marathon

Pour la 6e année consécutive, le Nordiste Mehdi Malim s’est rendu Porte de Versailles pour participer aux épreuves du Salon de l’Agriculture. En compagnie de ses deux juments Boulonnaises, Toscane 34 et Vaillante 11, l’éleveur s’est imposé dans l’épreuve du marathon, épreuve de maniabilité et d’adresse.

Une belle récompense pour le Nordiste, qui travaille dans le secteur de la sécurité et élève par passion. “Ma mère m’a acheté mon premier cheval quand j’avais 16 ans, indique le vainqueur. Et puis, peu à peu, année après année, on a fait grandir les effectifs”. Aujourd’hui, Mehdi, installé à Warhem près de Bergues, possède une quinzaine de chevaux et sept poulinières. S’il a commencé par monter son premier cheval, l’éleveur est rapidement passé à l’attelage.”Le cheval de trait Boulonnais, c’est une passion, admet-il. Mais quand on y laisse tout son salaire, on essaie de réfléchir à une manière de rentabiliser l’activité. Et ce n’est pas facile”. Pourtant, Mehdi Malim, administrateur du Syndicat hippique Boulonnais, est convaincu que le cheval de trait Boulonnais a un avenir au sein des villes. “Navettes, ramassage de déchets, nettoyage des plages, travaux de débardage en forêt… Les utilisations qui peuvent être faites du cheval de trait attelé sont nombreuses, pointe l’éleveur. Il faut cependant que les élus en aient la volonté”. Le Nordiste a profité du salon de l’agriculture pour rencontrer le président de la région, Xavier Bertrand. “Nous avons échangé sur le sujet. Il a manifesté un intérêt pour cette thématique, espérons qu’il y aura une suite”. Quant à la création d’une société permettant l’utilisation de ses chevaux en ville, Mehdi Malim aimerait pouvoir y songer. “Il n’y a pas encore de marché et les collectivités assurent qu’elles n’ont pas le budget nécessaire, déplore l’éleveur. On se confronte à beaucoup d’obstacles mais je reste persuadé que le cheval de trait a un avenir dans les villes. Et, outre la boucherie qui a au moins eu le mérite de maintenir la race, c’est selon moi son seul avenir. Il faut y travailler, il y a un besoin à créer”.

|

Mots-clés